Mourir d’ennui en Suède

Lu un volume, le cinquième (2003-2008), du Jurnal svedez (Polirom) de Gabriela Melinescu. Dans son exil suédois, elle vieillit assez mal, se sentant entourée d’ennemis, voyant des nazis partout de l’Allemagne à la Suède en passant par la Norvège, se plaignant de ses voisins sans toutefois prendre des mesures radicales pour déménager, près de ses sous, refusant de rentrer en Roumanie avec les mauvais prétextes de la génération des exilés des années septante que je ne connais que trop bien par mes connaissances. Plutôt mourir d’ennui que de rentrer au pays tout en crevant d’envie de le faire! La dame, en fait, est un peu sotte, mais elle croit à sa vocation artistique, ce que je ne puis juger, son œuvre étant surtout poétique, inaccessible à mes trop rudimentaires connaissances du roumain. J’ai déjà fait ce constat il y a quelques années à la lecture du deuxième volume de la série.

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A propos gerarddelaloye

Journaliste et historien, vit entre la Suisse romande et la Transylvanie. Dernier ouvrage publié: "Les douanes de l'âme et autres chroniques roumaines", Ed. L'Aire (Vevey CH), 2016, 130 p.
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