Le tricentenaire de la naissance de Rousseau (I)

Jean-Jacques Rousseau naquit le 28 juin 1712 à Genève, une ville libre, république gouvernée par des pasteurs calvinistes et (déjà !) des banquiers tout aussi calvinistes. A deux pas, un vaste et grand royaume, la France, frémissait d’une impatience contenue, dans l’attente de la disparition de Louis XIV, monarque couvert de gloire, certes, mais aussi de haine car son règne interminable (il durait depuis 69 ans !) sombrait dans la violence, l’injustice et la misère. Mort en 1778, à la veille de la Révolution Française, Rousseau n’aura pas eu la chance de voir la réalisation de certaines de ses idées. Des idées qui, au fil du temps, ne cessèrent d’influencer les petites gens comme les élites intellectuelles ou politiques.
Il y a une dizaine d’années, en pur démagogue, Christoph Blocher tenta de placer son mouvement national-conservateur sous le signe du rousseauisme, notamment en offrant à ses sbires une représentation du Devin du village sur les lieux mêmes d’où le philosophe fut chassé comme un gueux. Cette infamie m’incita à décortiquer la démarche blochérienne dans un essai intitulé Aux sources de l’esprit suisse. De Rousseau à Blocher dont je vous propose les deux premiers chapitres. Le livre publié en 2004 aux Editions de L’Aire à Vevey est encore disponible à cette adresse.

I.- Autour de l’Ile Saint-Pierre
Pourquoi Christoph Blocher s’est-il décidé à financer en été 2001 la création de l’opéra de Jean-Jacques Rousseau, Le Devin du village (1752), oublié depuis longtemps? Cette question ne cessait de me tracasser alors que je parcourais le sous-bois de la jetée rattachant désormais l’Ile Saint-Pierre à la terre ferme. Sur cette île, Rousseau vécut quelques-unes des journées les plus belles de sa vie. Le récit qu’il en fait dans ses Confessions et dans Les Rêveries du promeneur solitaire en porte le témoignage pour l’éternité: les cinq semaines que dura le séjour semblent des années tant le proscrit y goûte la paix, la tranquille sécurité de la vie rurale, la chaleur d’une famille accueillante et généreuse. Les cailloux des villageois du Val-de-Travers presque oubliés, Jean-Jacques caresse le rêve d’une retraite heureuse à l’écart des soubresauts d’un monde que lui-même vient d’ébranler dans ses fondements en lui assénant coup sur coup, en l’espace de quelques mois, Julie ou la Nouvelle Héloïse, Le Contrat social, Emile.
A mes pieds, les vaguelettes soufflées par une brise légère poussent les premières feuilles mortes vers les galets de la rive où elles dessinent d’improbables liserés; à main gauche, les crêtes du Jura tachetées de jaune, de roux ou de brun sur la masse vert sombre des conifères dressent leur barrière peu farouche vers la France voisine; à main droite, dans le lointain, la masse cendrée striée de noir des Alpes bernoises coupe l’horizon à la verticale, forteresse à la fois redoutable et protectrice. Est-ce ce même paysage qui consolait Rousseau il y a près de deux siècles et demi? Pour le lac, pas de doute, quoique son niveau ait baissé de deux mètres, réduisant de beaucoup sa surface, et ses eaux perdu de leur limpidité originelle. Il est moins facile de savoir aujourd’hui à quoi ressemblait la forêt jurassienne à une époque où le climat était plus rude et plus froid qu’aujourd’hui. Les montagnes, elles, étaient à coup sûr beaucoup plus blanches, couvertes d’une épaisse couche de neige, striées de glaciers déboulant jusque dans la plaine. C’est du XVIIIe siècle que nous viennent les clichés rebattus sur les glaciers sublimes et les neiges immaculées. Rousseau en fut un des premiers et des plus ardents chantres. Il n’a pas d’accents assez forts pour louer la qualité idyllique de la vie dans les hautes vallées, la fonction civilisatrice de la montagne pourvoyeuse d’humbles richesses, de beautés et de liberté.

Que Blocher, en conservateur prétendument éclairé, se permette d’utiliser l’image de Rousseau pour renforcer sa stature de politicien en se donnant des airs de citoyen cultivé porté à rendre hommage aux grands anciens, relève de son droit le plus strict. Mais il est alors impérativement de notre devoir de nous insurger contre cette appropriation indue de l’un des grands penseurs de la modernité par un chef de parti réactionnaire qui construit sa marche au pouvoir en jouant sur l’exacerbation de la défense identitaire d’une Suisse de pacotille dont les habitants seraient dignes des romans de Johanna Spyri. En faisant jouer Le Devin du village, Blocher pense rendre hommage à un modèle fondateur de l’identité suisse, le jeune couple de paysans dont l’amour contrasté est rendu possible par l’intervention d’une force extérieure, celle du devin, dont la sagesse leur indique le chemin du bonheur. Je ne suis pas loin de croire que Christoph Blocher, fils de pasteur, se verrait bien dans la pose du devin. Hélas pour lui, il se trompe de siècle. Du devin, il ne garde que les oripeaux du manipulateur, le personnage de Rousseau ne chante-t-il pas:
J’ai tout sçu de Colin et ces pauvres enfans
Admirent tous les deux la science profonde
Qui me fait deviner tout ce qu’ils m’ont appris.
Question d’oripeaux, Jean-Jacques ne craignait personne. Quand il se promenait sur cette petite île perdue entre Alpes et Jura, il ne portait d’autres vêtements que l’habit qu’il s’était dessiné lui-même, un ample cafetan – « à la mode arménienne », explique-t-il dans les Confessions – serré à la taille par une large ceinture de belle soie, avec des franges. Non pour jouer les hippies avant la lettre, mais simplement pour son confort personnel, la robe servant à dissimuler la sonde urinaire que, handicapé depuis son jeune âge, il devait porter en permanence. C’est dans cet accoutrement qu’il vécut à Môtiers de 1762 à 1765. Le pays de Neuchâtel était solidement tenu en main par la classe des pasteurs qui y faisait régner la morale aussi stricte qu’austère d’une théocratie puritaine. Le philosophe était précédé d’une réputation sulfureuse: à Genève Emile et le Contrat social venaient d’être condamnés «à être lacérés et brûlés par l’Exécuteur de la haute justice, devant la porte de l’Hôtel-de-Ville, comme téméraires, scandaleux, impies, tendant à détruire la religion chrétienne et tous les gouvernements». Pour faire bonne mesure, ces Messieurs de Berne n’avaient pas accepté qu’il séjournât sur leurs terres vaudoises, à Yverdon, où un ami était pourtant prêt à l’héberger, où Jean-Jacques promettait de se faire le plus discret possible pour faire oublier le scandale semé par l’audace insolente de ses théories, la virulence de sa plume.
Il suffit d’aller à Môtiers, de parcourir sa large Grand’rue bordée de solides maisons, de longer les rives sauvages de l’Areuse et de tenter de se transporter par l’imagination en plein milieu du XVIIIe siècle dans une communauté villageoise blottie à l’abri de ses fermes massives partageant son temps entre l’établi de l’horloger, les vaches à gouverner et le respect du Dieu tout-puissant pour comprendre que le pari de Jean-Jacques – se faire oublier dans un asile paisible, herboriser et divaguer à travers pâturages et forêts, écrire – tenait de l’impossible. Et ce d’autant plus que cet original, tenu pour mécréant malgré sa fréquentation régulière du culte dominical, vivait maritalement avec une catholique qui parcourait chaque dimanche plus de vingt kilomètres à pied pour assister à la messe aux Verrières-de-Joux, sur France, cette chère Thérèse qui le servait et le comblait de ses prévenances et qu’il mettait dans son lit en l’appelant « ma tante« . Il n’aura certes pas fallu de grands efforts aux pasteurs du coin pour convaincre leurs ouailles de recourir à la punition suprême, biblique, de la lapidation pour faire fuir l’intrus. Les pierres volèrent, l’Arménien s’en alla. La vindicte le poursuivit à Neuchâtel, puis sur l’île Saint-Pierre, à Bienne enfin, ne lui laissant aucun répit, aucune chance de présenter sa défense, de justifier son action jusqu’à ce qu’il se rendît à l’évidence que cette Suisse-là, xénophobe et intolérante bien avant que Blocher ne s’en mêle, ne voulait pas de lui. Alors il emmena Thérèse en Angleterre où son ami Hume, le philosophe, lui promettait depuis longtemps le gîte, le couvert et le calme.
Discrète, la brise s’est levée sur le lac de Bienne. Je m’assieds au bord de l’eau. A quelques jets de pierres, sur le flanc d’une colline, se profile le hameau de Tschugg. Je recherche dans le lointain l’ancienne maison de maître qui fut aux siècles passés la résidence d’été (ils disaient une « campagne ») d’une puissante famille patricienne bernoise, les Steiger, dont les membres accédaient de génération en génération aux plus hautes charges de la République de Berne. J’essaie de deviner quelle fenêtre le jeune Hegel, marchant sur les pas de Rousseau, ouvrait pour admirer les Alpes au moment du soleil couchant, l’ombre voilant peu à peu le visage hiératique de la Jungfrau. A coup sûr, une des fenêtres du deuxième étage. Le futur théoricien de la dialectique séjournait là non comme invité, mais comme précepteur chargé d’éveiller l’intelligence des deux enfants du capitaine Karl Friedrich von Steiger, une fille âgée de huit ans et un garçon de six ans. En ce temps-là, le précepteur faisait partie de la domesticité et, quoique considéré comme le premier des valets, quoique parfois admis à la table des maîtres, il n’en était pas moins un valet, un inférieur, un être de basse extraction dont on attend toutes sortes de services. La littérature allemande de l’époque retentit de la plainte d’intellectuels soumis à cette dure servitude. Jacob Lenz en tira un mélodrame à succès, Le Précepteur (Der Hofmeister, 1771), jouant sur les ambiguïtés d’une position où le précepteur est tantôt domestique, tantôt ami de la famille. Chez les Steiger, la légendaire raideur bernoise se doublait d’un sentiment de supériorité venu des tréfonds de la féodalité. C’est à un oncle du capitaine qui repoussa une de ses requêtes et eut le front de lui lancer: « N’oubliez pas que vous êtes notre sujet! » que Frédéric-César de La Harpe, gentilhomme vaudois acquis à la Révolution française, dut sa haine tenace de l’oligarchie bernoise. Jamais, pendant les trois ans que dura son séjour bernois, Hegel ne put oublier la précarité de sa condition, la modestie de son rang, la médiocrité d’un salaire qu’il dut négocier avec doigté: «Je laisse à l’appréciation de Monsieur von Steiger, écrivait-il en août 1793 quelques semaines avant d’arriver à Berne, le soin de décider lui-même si – étant donné la cherté de la vie à Berne et les dépenses vestimentaires et autres rendues nécessaires par les conditions de vie en société – l’appointement de quinze louis d’or fixé par lui serait suffisant pour couvrir les besoins nécessaires.» Contraint d’accepter ce premier emploi pour échapper au pastorat auquel le vouait son statut de boursier du Stift (séminaire de théologie) de Tübingen, il prit son poste à contrecœur et pendant les trois ans qu’il passa à Berne, ne cessa de se chercher une autre situation, plus conforme à ses goûts, mieux payée et, surtout, plus proche des centres de la vie intellectuelle allemande.
Mon regard quitte Tschugg, évite les villas neuves qui envahissent les rives du lac de Bienne pour se perdre dans le sillage tracé par deux cygnes voguant en silence vers leur destin. Je me laisse entraîner en me remémorant Rousseau: «Les rives du lac de Bienne sont plus sauvages et romantiques que celles du lac de Genève, parce que les rochers et les bois y bordent l’eau de plus près», écrit-il dans sa cinquième Rêverie, en ajoutant: «Comme il n’y a pas sur ces heureux bords de grandes routes commodes pour les voitures, le pays est peu fréquenté par les voyageurs; mais il est intéressant pour des contemplatifs solitaires qui aiment à s’enivrer à loisir des charmes de la nature. » Heureux homme! Heureux temps! Il y a belle lurette que les riverains ont réduit le romantisme de leur lac à sa portion congrue, que routes, autoroutes et voies de chemin de fer l’enserrent dans le vrombissement des voitures et le sifflement des trains. Il reste néanmoins l’histoire. Et le fait que deux philosophes majeurs, Rousseau et Hegel, dont la pensée a été déterminante dans le basculement du monde vers la modernité, y ont trouvé une paix propice à leur réflexion.
C’est un Steiger, Niklaus Friedrich, seigneur de Montricher dans le Pays de Vaud, qui dirige la République de Berne en 1798 au moment de sa reddition aux troupes françaises. Déjà au pouvoir lors de la prise de la Bastille, il ne cache pas sa viscérale hostilité aux sans-culottes. En 1791, quand une frange dynamique de la bourgeoisie vaudoise organise des banquets républicains pour contester la tutelle bernoise, il réagit avec vigueur, envoyant plusieurs centaines de soldats bernois et argoviens réprimer un mouvement dont les chefs sont emprisonnés ou voués à l’exil. Après le choc du massacre de la Garde suisse aux Tuileries, un massacre qui ébranle l’ancienne Confédération, il prend sur lui de convoquer une diète à laquelle il propose le déclenchement d’une guerre préventive contre la France. Il ne trouve toutefois guère d’appuis chez les Confédérés, sauf à Fribourg et Soleure. Même dans sa bonne ville de Berne, il se heurte à un parti de la paix emmené par Charles-Albert de Frisching. Frisching, issu lui aussi d’une éminente famille de l’oligarchie bernoise, défendait depuis de nombreuses années une position réformiste proposant sinon la démocratie – personne en Suisse n’y songeait vraiment à ce moment-là – du moins l’ouverture des cercles dirigeants aux éléments les plus riches de la bourgeoisie et le ravalement d’institutions désormais ressenties comme anachroniques. Frisching a beau faire, il ne parvient pas à ébranler la position d’un Steiger qui se refuse à toute concession, même en automne 1797 quand les armées françaises campent pas loin de Berne, à Bienne et dans le vallon de Saint-Imier.
Le sort de Niklaus Friedrich von Steiger, ultime avoyer de Berne, se joue début mars 1798 quand le Directoire, décidé d’en finir avec le Corps Helvétique, ordonne à ses troupes de conquérir Berne. Les aristocrates dirigeant la vieille cité si fière de n’avoir jamais vu son sol foulé par des troupes étrangères en six siècles d’existence prennent alors la mesure de leur isolement. Les armées françaises l’entourent de toutes parts, sauf au sud. Appelés à la rescousse, les Confédérés se font tirer l’oreille, finissent par envoyer quelques contingents, mais se retirent dès que la poudre commence à parler. Dans la République elle-même, la révolte gronde, les paysans refusent les ordres de mobilisation, des compagnies entrent en dissidence, désobéissent au commandement supérieur.
Quelques heures après le déclenchement de l’offensive française Steiger comprend que la partie est perdue: après avoir, en un acte solennel, abdiqué de sa fonction d’avoyer le 4 mars au matin, il passe l’après-midi à régler ses affaires privées, puis rejoint le front dans l’espoir d’y trouver une mort honorable. En uniforme de simple milicien, il va se mettre sous les ordres du commandant en chef, son ami Charles Louis d’Erlach, qui ne dispose plus que d’un dernier carré de soldats– 900 hommes – au Grauholz, au nord de la ville, sur la route de Soleure. Mis en déroute par les forces françaises, Erlach et Steiger décident de se replier sur l’Oberland pour poursuivre le combat. L’année précédente, en prévision de cette fatale issue, ils avaient – première mouture historique du Réduit national – accumulé des réserves d’armes, de munitions et de vivres du côté de Thoune et d’Unterseen en vue d’une éventuelle résistance aux Français.
Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est qu’ils ne trouveraient qu’une population hostile, non pas à l’idée de résister aux Français mais bien à celle de le faire sous la conduite des anciens dirigeants. Dans sa fuite éperdue, Erlach n’arrivera jamais à Thoune. Reconnu en chemin, il est assassiné par ses propres soldats. L’ordonnance qui accompagne Steiger a toutes les peines d’éviter qu’il soit reconnu par le peuple. Il le cache au fond d’une calèche, évite les villages, traverse l’Oberland le plus rapidement possible pour enfin arriver en Obwald par le col du Brunig. De là, le vieux patricien gagne l’Allemagne du sud d’où il poursuit la lutte contre l’occupation française en cherchant, en vain, à obtenir une intervention anglaise. Il meurt à Augsbourg en décembre 1799. Il faudra que Bonaparte réhabilite l’oligarchie bernoise par l’Acte de Médiation pour que les restes de l’avoyer déchu soient rapatriés en grande pompe en 1805 déjà…
Le dernier Steiger à inscrire son nom dans la chronique helvétique, Eduard von Steiger, bien qu’il n’appartienne pas à la même branche de la famille, n’a pas laissé un meilleur souvenir. Conseiller fédéral pendant la dernière guerre mondiale, il fut responsable du refoulement de milliers de juifs, les condamnant à une mort certaine dans les camps de concentration nazis. Cet homme, qui compta parmi les fondateurs du parti dirigé aujourd’hui par Christoph Blocher, osa, fin août 1942, devant un rassemblement de jeunes chrétiens, le mot fatal: « Das Boot ist voll ». La barque est pleine. Comme si la Suisse était une barque! Comme si nous ne pouvions pas nous serrer un peu entre lacs et montagnes, dégager une petite place ici ou là, partager, à défaut de pain, quelques pommes de terre avec les victimes désignées de la folie hitlérienne. On le sait désormais: en août 1942, un conseiller fédéral, a fortiori le chef de la police, n’ignorait rien de la tragédie de l’holocauste, ni de sa portée. Des rapports écrits noir sur blanc jonchaient son bureau si ce n’est son esprit. Ce nautonier venu de je ne sais quel Styx nous a couverts de honte. Et ce, avec la légèreté et la bonne conscience dont s’armèrent ses ancêtres pour proscrire Rousseau, le bon Jean-Jacques, coupable du pire des crimes, avoir appris à l’homme que méchanceté et violence n’étaient pas une fatalité, qu’on pouvait les corriger en améliorant l’éducation des enfants, en respectant certaines normes du contrat social, en agissant en citoyen parmi des humains égaux entre eux.

Publicités

A propos gerarddelaloye

Journaliste et historien, vit entre la Suisse romande et la Transylvanie. Dernier ouvrage publié: "Les douanes de l'âme et autres chroniques roumaines", Ed. L'Aire (Vevey CH), 2016, 130 p.
Cet article, publié dans Histoire, Littérature, Politique, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s